Publicité
E-mailPrintFacebookTwitter

Cultiver les énergies de demain dans son champ

Valérie Noël
02 fév 2018

Et si la production de biogaz et d’électricité pouvait représenter un vrai complément au revenu des cultures ? C’est ce que laissent penser les objectifs que se fixent tant le gouvernement que des opérateurs comme GRDF. Le point sur les places à prendre.

E. Dessein
Le biométhane injecté directement dans le réseau de gaz, encore confidentiel aujourd'hui, pourrait constituer d'ici vingt ans l'une des principales ressources en gaz renouvelable.

Les opérateurs français(1) du gaz ont de belles ambitions : 30 % de gaz renouvelable dans le réseau en 2030, voilà ce qu'ils visent, ont-ils annoncé en novembre dernier. Pour le transporteur GRDF, ce sera même 100 % de gaz vert dans le réseau en 2050, afin de jouer à plein la carte des énergies « bio », avec les avantages financiers qui vont avec. Le positionnement est tout aussi offensif du côté du gouvernement. Pour preuve, la version actuelle de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit une production de biométhane injecté de 8 TWh (térawattheure) en 2023... à comparer au 574 GWh (gigawattheure) de puissance installée à fin septembre 2017. En fait, moins de 0,1 % de biométhane est actuellement injecté dans le réseau.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés
Publicité