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Fret fluvial

La grève des cheminots cristallise une offre déjà tendue

Karine Floquet
16 avr 2018

Quand la géographie et les écluses le permettent, les rares bateaux disponibles remplacent les trains. Avec, à la clef, des primes et des coûts de fret qui grimpent.

J.-C. Gutner

« Sur les douze à quatorze trains par semaine programmés jusqu’à fin juin, 30 % à 50 % ont circulé depuis le début de la grève des cheminots, le 3 avril, indique Alain Charvillat, directeur Céréales Export chez Sénalia à Rouen. Pour l’heure, nous parvenons à alimenter la demande export mais, d’ici un mois, nous risquons de rencontrer des problèmes d’approvisionnement de nos silos portuaires pour honorer les sorties. » Un report modal sur le fleuve s’opère tant bien que mal. La grève intermittente aggrave le contexte fluvial, caractérisé par une pénurie de bateaux et des retards d’exécution qui s’accumulent.

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