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Le marché de l’agroéquipement reprend des couleurs

V. N.
16 avr 2018

Après trois années difficiles, le chiffre d’affaires du secteur machinisme est reparti à la hausse en 2017.

J.-C. Gutner
Les immatriculations de moissonneuses-batteuses ont chuté de 30 % en 2016.

Une progression d’1,1 %, c’est ce qu’a enregistré le chiffre d’affaires du secteur agroéquipement français l'an passé, d’après les chiffres diffusés début avril par Axema (union des industriels de l’agroéquipement). Hormis pour les tracteurs, où elles sont restées stables, les immatriculations de matériels agricoles ont pourtant baissé à peu près partout. Pour les moissonneuses-batteuses, elles ont ainsi chuté de 30 % par rapport à 2016, à 1276 unités. Si la croissance est encore faible, c’est bien mieux que ces trois dernières années, toutes orientées à la baisse. À 5,1 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du secteur revient au niveau de 2014. Axema prévoit une embellie plus franche en 2018, avec une croissance de 5 %. La France n’est pas un cas isolé : au niveau européen, « la croissance de la situation actuelle tout au long de l’année 2017 et les perspectives de chiffre d’affaires à six mois, très favorables en ce début d’année 2018, semblent confirmer une croissance réelle à venir en 2018 », spécifie l’organisation dans son rapport économique 2017. Le climat s'améliore en particulier dans les principaux marchés que sont l’Allemagne, la Pologne et l’Italie.

Santé encore fragile des fermes de grandes cultures

La santé des exploitations agricoles hexagonales, sur laquelle repose en partie cette croissance, demeure toutefois fragile. Pour Axema, les fermes de grandes cultures ont des besoins mais elles ne pourront réinvestir que si la production agricole et les prix augmentent en 2018. L’organisation rappelle que 2016 a laissé des traces durables dans les comptes, avec une réduction de 30 % des EBE (excédent brut d’exploitation) par rapport à 2015. À l’inverse, les exploitations porcines, celles en arboriculture ou en maraîchage ont les ressources, mais leurs besoins sont moindres : elles ont déjà commencé à réinvestir.

Montée en puissance des robots d’ici à 2035

Axema a fait un travail prospectif sur le poids de la robotique en France en 2035. Selon ses prévisions, la moitié des ventes du marché des agroéquipements, soit 4,15 milliards de dollars, serait portée par la robotique. « Les tracteurs autonomes représenteraient 20 % de la valeur du marché, soit 1,7 milliard de dollars et les robots du travail du sol totaliseraient 800 millions de dollars de vente », précise l’association dans son rapport économique.  

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