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Le sorgho blanc, une niche difficile à organiser

V. N.
11 oct 2017

La grande majorité du sorgho produit en France, des variétés à grains roux, part dans le débouché alimentation animale « tout venant ». Mais il existe également un créneau pour le sorgho à grains blancs, utilisé en oisellerie, un débouché à plus forte valeur ajoutée. Mais sur ce marché très étroit, il est très difficile de réguler l'offre et la demande.

Situés surtout en Europe du Nord (Belgique et Royaume-Uni, notamment), mais également au Portugal ou en Espagne, les acheteurs recherchent avant toute chose une production de qualité, et préférentiellement des grains blancs. « Nous collectons en moyenne moins de 1 000 tonnes de sorgho par an, décrit Pierre-Antoine Allard, chez Océalia. Jusqu’à présent, tout part dans ce débouché, pour en moyenne 5 à 10 euros par tonne de plus qu’en maïs ». Pour le professionnel, la production est rentable lorsque le prix dépasse de 10 euros par tonne celui du maïs. « Nous avons un travail à faire sur le grain, qui comprend le coût logistique, car nous rapatrions toute la collecte sur un seul silo, le nettoyage et le tri, explique-t-il. On perd entre 4 et 8 % de la production ».

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