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Les analyses de terre en non labour questionnent

Valérie Noël
14 déc 2017

Un gradient d’éléments dans le sol, en particulier en phosphore, peut se former lorsque les terres ne sont pas labourer pendant plusieurs années consécutives. Connu, le phénomène est difficile à évaluer et complexe à intégrer dans les analyses de terre.

V. Marmuse
En non labour, un certain nombre d'éléments dont le phosphore ont tendance à se concentrer dans les cinq premiers centimètres.

35 % des terres cultivées ne seraient plus labourées, et 2 % seraient semées en direct. Ces chiffres, qui n’ont pas été réactualisés depuis le recensement de 2010, sont probablement plus élevés aujourd’hui. Ils témoignent en tout cas d'un changement de pratique qui n’est pas sans poser question en matière d’analyses de terre. « La littérature montre une augmentation significative de la teneur de la couche de surface en carbone, phosphore et potassium en techniques culturales simplifiées par rapport au non labour », rappelaient en novembre 2015 les auteurs d’une étude réalisée dans le cadre du Gemas (Groupement d'études méthodologiques et d'analyses des sols) relative aux conséquences d’une absence de labour sur les prélèvements de terre pour les analyses de sol.

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