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En chiffres

Les modes de détention du foncier agricole évoluent

Valérie Noël, Source : FNSafer.
14 juil 2017

L’analyse livrée fin mai par la FNSafer sur les marchés fonciers ruraux montre que si les prix ont peu évolué sur un an, certaines tendances se confirment quant à la façon dont les agriculteurs contrôlent leurs terres. Fermage préalable à l’achat, recours aux sociétés… il faut s’adapter à des prix tendanciellement plus élevés et à une demande somme toute importante.

Actuagri
La fin des quotas laitiers a contribué à faire grimper encore un peu plus à la hausse les prix de la terre aux Pays-Bas.
V. Marmuse
Même si les prix n'ont pas grimpé en 2016, la terre agricole apparaît comme une valeur refuge, et n'intéresse plus que les seuls agriculteurs.
G. Omnès
Emmanuel Hyest, FNSafer. «On a une très forte demande des investisseurs pour du foncier agricole. Ce n'est pas pour mettre à bail mais pour être détenteur de l'exploitation du foncier."

La conjoncture agricole est un moteur puissant du marché des terres et des prés. Il n'a donc pas enregistré de hausse des prix en 2016 : «la baisse des taux d’intérêt ne suffit pas à contrecarrer l’effet de la chute des revenus agricoles », a expliqué Robert Levesque, directeur de Terres d’Europe-Scafr, le 30 mai, lors de la présentation en conférence de presse des résultats annuels de l’observatoire des prix des terres agricoles. À 6030 euros l'hectare en moyenne, les prix moyens globaux demeurent quasiment stables par rapport à 2015. Dans les zones de grandes cultures, où la terre vaut en moyenne 7460 euros l'hectare, ils sont même en retrait de 0,9%.

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