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Bière

“Profession Brasseur”, la marque collective de Brasseurs de France

Karine Floquet
21 fév 2018

Le Salon international de l’agriculture sera l’occasion de lancer officiellement cette démarche de certification. Les premières bières portant le macaron seront à la vente d’ici le 1er juillet.

Karine Floquet
De gauche à droite : Maxime Costilhes (délégué général de Brasseurs de France), Alain Dhaussy (directeur de la Brasserie La Choulette), Mathieu Duyck (PDG de la Brasserie Duyck) et François Loos (président de Brasseur de France).
« L’objectif de la marque collective "Profession Brasseur" de Brasseurs de France consiste à faire de la bière hexagonale une fierté nationale », a déclaré François Loos, son président, le 20 février à Paris. « Cette démarche de certification, qui peut être un argument à l’exportation, est la première étape qui doit permettre à la France de s’affirmer comme un pays brassicole, au même titre que l’Allemagne et le Belgique », ajoute Maxime Costilhes, délégué général. L’Hexagone est au troisième rang européen, avec 1 100 brasseries (soit le double de 2015) et 4 000 références de bière. Trois brasseurs ont déjà passé l’audit de certification pour l’une de leur référence : Brasserie La Grenouille assoiffée (300 hectolitres/an), Brasserie La Choulette (1 000 hl/an), Brasserie Duyck (300 000 hl/an). Vingt et un autres brasseurs ont fait acte de candidature.

420 critères de contrôle

Cette initiative poursuit trois objectifs : « permettre aux consommateurs de se repérer parmi une offre toujours plus large, garantir la qualité de la bière et promouvoir l’excellence de la bière française », explique Brasseurs de France. Avec à la clef, trois engagements : l’origine (brassage et conditionnement dans une même brasserie française), la qualité (hygiène et traçabilité) et le savoir-faire (trois ans d’expérience minimum exigés ou un diplôme de "titre brasseur"). Le cahier des charges regroupe 420 critères de contrôle, qui sont amenés à évoluer dans le temps. Notamment, en ce qui concerne l’origine 100 % française des matières premières, difficilement atteignable à ce jour, faute d’une production de houblon et de malts spéciaux Made in France suffisante.

 

 

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