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Protéagineux : une filière à renforcer sur le terrain

Valérie Noël
13 avr 2018

Si les protéagineux français sont de plus en plus attendus par les industriels de l'agroalimentaire ou de la nutrition animale, ils restent des cultures difficiles à mener pour les agriculteurs.

JC Gutner
La féverole pâtit de la réduction des produits phytos autorisés.

« Sur ma ferme, je fais de la féverole parce que j’avais trop de problème d’aphanomycès en pois, expliquait Denis Delporte, agriculteur dans le Pas-de-Calais, lors d’une rencontre sur les protéines végétales organisée par Terres Univia le 27 février. Le problème, c’est que les lots bruchés sont refusés. Or il faut un système de fumigation très onéreux pour s’en débarrasser. Résultat, c’est une culture très difficile à mettre en place. » C’est l’un des soucis : si les protéines végétales commencent à vraiment intéresser l’aval, en cultiver n’est pas simple. Manque de produits de traitement, fragilité des rendements, prix peu intéressants… les agriculteurs hésitent avant de se lancer.

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