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Trop d’huile de palme dans le biodiesel

C. G.
22 mai 2017

Un rapport pointe les risques en terme de durabilité que pose l'incorporation de plus en plus importante d'huile de palme dans le biodiesel français.

C. Gloria
Le bilan environnemental du colza est plus favorable que celui du palmier à huile.

Les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont publié un rapport le 17 mai 2017 faisant le bilan de l’utilisation des huiles en France et en particulier de l’huile de palme. Celle-ci représente 20 % de la consommation d’huiles végétales dans l’Hexagone. Son utilisation va surtout vers les biocarburants (biodiesel) car l’usage à des fins alimentaires constitue seulement un sixième du total de l’huile de palme importée et moins de 10 % des huiles consommées. Par ailleurs, les huiles végétales sont plus utilisées pour le biocarburant que pour un usage alimentaire en France.

Des mesures contre l'’huile de palme

Le rapport pointe du doigt la part trop belle que l’on fait à l’huile de palme dans le biodiesel. Il propose des mesures pour moins favoriser cette huile, dont « la durabilité de la production est fortement questionnée ». « Le bilan environnemental des cultures oléagineuses européennes apparaît plus favorable que celui des cultures en zone intertropicale, cite le rapport. Le colza fournit également des coproduits protéinés en quantité importante qui réduisent significativement les importations de tourteaux de soja. » Cette déclaration apporte de l’huile au moulin de l’interprofession Terres Univia, qui « se félicite de la publication de ce rapport et invite les futurs députés à en suivre les recommandations ».

Le rapport est consultable sur http://agriculture.gouv.fr/durabilite-de-lhuile-de-palme-et-des-autres-huiles-vegetales
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