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La Bretagne, poids lourd des légumes

Avec plus de 4 100 exploitations destinées aux légumes, dont les deux tiers pour le marché du frais, la Bretagne s’impose dans le paysage français. Le bio confirme son envol.

Avec les choux-fleurs, l'artichaut reste une valeur sûre de la Bretagne. © RFL

Légumes frais… Par ici la Bretagne ! Exemple, avec 36 % de la production nationale en 2016, contre seulement 8 % en 1989, la Bretagne est devenue en 25 ans la nouvelle région dominante en tomate. Au Top 3 en surfaces de plein champ, les traditions de cultures sont respectées : choux-fleurs (14 260 ha), artichauts (5 638 ha) et échalotes (1 697 ha). Top 2 en surfaces sous abris : tomates (523 ha) et fraises (81 ha). Avec 594 exploitations bio bretonnes à dominante légumière en début janvier 2017, la progression est de 50 % en cinq ans.

Sur un total de 220 millions d’exportations bretonnes de légumes frais en 2016, les choux-fleurs et brocolis représentent presqu’un tiers, suivis par les pommes de terre (24 %). Arrivent en troisième place les tomates (22 %). Quant aux destinations, ça bouge chez les clients privilégiés. On trouve la Belgique en tête avec 45 millions d’euros (+14 %) alors que l’Allemagne se trouve en seconde position, avec 43 millions d’euros, et surtout une baisse de 20 %. Ensuite, le Royaume-Uni se présente, 27 millions d’euros, et une hausse conséquente de 44 %.

Recul des surfaces en légumes transformés

La région représente un tiers des surfaces nationales de légumes d’industrie. Mais celles-ci sont en régression. La filière connaît l’effet ciseau. La première lame s’incarne par une stagnation de la consommation de légumes conserve et surgelés. La seconde lame est celle de la perte de parts de marché de la France par rapport à ses concurrents européens. Résultat logique, les surfaces et les volumes de production consacrés aux légumes industrie sont en recul, peut-on lire dans des études menées par les Chambres d’agriculture de Bretagne. En 2016, presque 20 000 hectares de la région sont cultivés pour la transformation, ce qui fait de la Bretagne la seconde région de ce secteur. Les cultures des pois et haricots sont le poids lourd des légumes transformés, puisqu’elles représentent 70 % de cette production. Les épinards et flageolets arrivent ensuite pour un total de 19 %. La baisse la plus spectaculaire des surfaces semées pour les légumes transformés est celle des flageolets. Entre 2016-2015, presqu’un quart ont disparu, alors que les haricots enregistrent une hausse de 4 %. Enfin, si les épinards sont seulement la troisième production, la Bretagne assure tout de même 63 % de la surface de cette production en France.

La région est aussi bien structurée avec 17 unités de transformation de légumes et cinq groupes industriels sont présents dans les départements bretons. Deux d’entre eux, Triskalia et D’Aucy, viennent d’annoncer leur projet de fusion. Les deux OP en amont, Cecab et Triskalia, pèsent dans la filière puisqu’ils totalisent 95 % des surfaces cultivées en légumes de transformation.

 

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