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Bio

Le programme Ambition bio 2022 dévoilé

Le programme Ambition bio annoncé par le ministre de l'Agriculture a notamment pour objectif d'atteindre 15 % de SAU cultivée en bio en 2022.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a dévoilé les sept axes de développement du programme Ambition bio. © Guillaume Perrin

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a présenté lundi 25 juin le programme Ambition bio 2022. Cette annonce a été faite à l'issue du Grand conseil d’orientation de l’Agriculture, qui réunissait près de 120 organismes du secteur de l'Agriculture biologique, dont l'Agence bio, les interprofessions, les Régions, les établissements de recherche, les ONG, les associations de consommateurs... « L’agriculture biologique créée de plus en plus d’emplois en France et représente aujourd’hui un facteur de croissance majeur, déclare Florent Guhl, directeur de l'Agence bio. L’un des enjeux prioritaires de demain et du Programme Ambition Bio 2022 est la formation aux spécificités du bio, de l’agriculteur aux professionnels des métiers de bouche, de la restauration collective et de la distribution. C’est le facteur indéniable de réussite de ce projet, sans oublier l’enjeu du foncier agricole, pour permettre et faciliter l’accès aux meilleures terres agricoles bio. » Doté de 1,1 milliard d'euros, le programme Ambition bio 2022 s’articule en sept axes majeurs :

1. Développer la production pour atteindre les 15% de surface agricole française cultivée en bio à l’horizon 2022.

2. Structurer les filières.

3. Développer la consommation et accompagner l’offre de produits biologiques pour tous les consommateurs, y compris pour les publics les plus démunis et les plus fragiles, avec notamment un objectif de 20 % de bio en restauration collective publique d’ici 2022.

4. Renforcer la recherche, avec le développement de programmes de recherche dédiés au bio tant en amont qu’en aval.

5. Former les acteurs de l'Agriculture biologique au sein des lycées agricoles et dans le cadre de la formation continue.

6. Informer et veiller à la mise en oeuvre de la nouvelle réglementation européenne applicable le 1er janvier 2021.

7. Développer le bio dans les territoires d'Outre-Mer.

Selon le ministère, le programme est financé principalement par trois leviers. Tout d'abord par le renforcement des moyens consacrés aux aides à la conversion : 200 millions d’euros de crédits État, 630 millions d’euros de fonds européens FEADER auxquels s’ajouteront les autres financements publics, et à compter de 2020, un apport de 50 millions d’euros par an par la redevance pour pollutions diffuses (RPD). Ensuite, par un doublement du fonds de structuration « Avenir Bio » géré par l’Agence Bio, porté progressivement de 4 à 8 millions d’euros par an. Enfin, par une prolongation et une revalorisation du crédit d’impôt bio de 2500 à 3500 euros jusqu’en 2020.

La Fédération nationale d'Agriculture biologique (FNAB) a réagi à l'annonce du programme en déplorant le décalage entre les promesses et la réalité des producteurs. « Les aides 2016 n'ont toujours pas été versées malgré un calendrier déjà repoussé deux fois, regrette la FNAB. Les aides au maintien n'ont pas été rétablies malgré la promesse présidentielle de 200 millions d'euros pour soutenir les services environnementaux rendus par l'agriculture ».

Lire aussi : Du bio et des chiffres

 

 

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