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Restauration collective

Restau’Co veut faciliter l’achat de produits responsables

Les grossistes sont au cœur des propositions de la restauration collective pour répondre aux défis de l’approvisionnement à l’horizon 2022.

Tomates grossiste Lyon
Il est proposé de mettre en place la contractualisation tripartite entre agriculteurs, grossistes et restaurateurs. © FLD - Philippe Gautier

50 % d’aliments durables (bio, label, équitable, local) pour 2022 : telle est la volonté de l’État. L’objectif est à la fois louable et ardu. « On nous prend un peu pour des magiciens », confiait d’ailleurs à FLD, Éric Lepêcheur, président de Restau’Co, en marge de la conclusion des EGAlim. « Les interprofessions ont entendu nos demandes car la loi seule ne suffira pas. Comment peut-on imaginer réussir quand le prix moyen d’un repas en hôpital est de 1,60 € et qu’en cantines scolaires, on atteint un niveau de 20 % de gratuité. Il est important de trouver un prix juste pour l’alimentation en restauration collective » indiquait-il. Présenté au président de la République, le “contrat pour une restauration collective responsable “, initié par Restau’Co et signé par une quinzaine d’intervenants du secteur (dont le marché de Rungis, la fédération des marchés de gros et l’UNCGFL) veut changer les choses. Le document couvre un large spectre de propositions (formation, gaspillage alimentaire…)

Un des objectifs des signataires est de construire des filières de distribution durables et complémentaires en réponse à l’augmentation prévue des volumes en restauration collective. Le document fait une large place à la relation avec les grossistes. Ainsi, il s’agira de s’assurer d’une offre minimum et disponible en produits biologiques aussi bien sur les 23 marchés de gros français que via les Gasc qui assurent aujourd’hui 80 % des livraisons en restauration collective.

Il est de plus proposé de mettre en place la contractualisation tripartite avec les agriculteurs, les grossistes et les restaurateurs. Christian Berthe, président de l’UNCGFL, se félicite de la démarche : « Ma volonté depuis six ans a été que le positionnement du grossiste soit vraiment reconnu dans la filière. Sur l’appro de la restauration collective, on voit que le producteur peine à mettre son produit là où il faut. Cela renforce la crédibilité et le poids de notre métier sur ce sujet. Et il était pertinent d’accompagner Restau’Co, avec qui nous partageons la volonté de travailler sur du concret. »

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